Santé : les femmes sont-elles défavorisées ?

Chère lectrice, cher lecteur,

Une fois n’est pas coutume, ce message s’adresse uniquement aux femmes.

Aujourd’hui, j’aimerais aborder un sujet dont on ne parle pas assez à mon avis : les inégalités de soins entre les hommes et les femmes.

Pour les problèmes masculins, la médecine foisonne de solutions.

Je pense par exemple à la pilule bleue pour les troubles de l’érection. Mais aussi aux nombreux compléments et médicaments qui existent pour la prostate.

En revanche, les femmes qui souffrent au niveau de la zone intime sont souvent laissées pour compte.

Troubles de la libido, endométriose, règles douloureuses ou abondantes, sécheresses vaginales…

Face à ces problèmes, la médecine n’a pratiquement aucune solution à proposer.

Pire encore, ces sujets sont tabous dans notre société. Les femmes n’osent souvent pas en parler, même avec leur mari ou leur gynécologue.

Pourtant ils concernent une grande proportion des femmes :

  • 1 femme sur 10 souffrirait de troubles de la libido[1]
  • 10 % également seraient touchées par l’endométriose selon l’Inserm[2]
  • Environ la moitié des femmes a vécu au moins un épisode de règles douloureuses (et la douleur peut être pire que celle d’un infarctus)[3]
  • Quant à la sécheresse vaginale, 5 millions de femmes seraient touchées par les sécheresses vaginales rien qu’en France. Et cela concernerait même 3 femmes ménopausées sur 4[4].

Dans cette lettre, je m’attarderai principalement sur ce dernier problème, très fréquent à la ménopause.

Sécheresse vaginale : ce qu’on ne vous dit pas

Contrairement aux idées reçues, les sécheresses peuvent aussi survenir avant la ménopause…

À tout âge, vous pouvez avoir des sensations désagréables au niveau des parties intimes, parfois douloureuses, et qui peuvent avoir un gros impact sur votre confort quotidien…

Trois facteurs principaux peuvent être à l’origine de ce problème :

  1. Les changements hormonaux, raison pour laquelle ce problème est fréquent chez les femmes ménopausées ou encore les femmes enceintes. Le corps produit moins d’œstrogènes, une hormone qui sert notamment à l’ovulation, la régulation du cycle menstruel mais aussi à la production de la glaire cervicale (la muqueuse qui lubrifie et hydrate votre vagin). Quand le taux baisse, la production a donc tendance à diminuer naturellement.
  2. Le mode de vie : certaines habitudes de vie peuvent avoir un impact sur la bonne hydratation du vagin. Cela peut être le cas si vous êtes stresséefatiguée, ou encore si vous fumez.
  3. Certains médicaments pourraient également favoriser le risque de sécheresse vaginale. C’est notamment le cas de certains somnifèresantidépresseurstranquillisants et antihypertenseurs. En cas de doute, je vous conseille de lire la notice de votre médicament et d’en parler à votre médecin.

Et la libido alors ?

Vous avez peut-être remarqué que je n’ai pas mentionné la baisse de libido. Pourtant, on dit souvent que celle-ci est responsable des sécheresses vaginales.

En réalité, on prendrait le problème à l’envers !

La chute du désir ne serait pas la cause de sécheresses vaginales… mais plutôt la conséquence.

Chez les hommes, le consensus général est que les troubles de l’érection sont un problème mécanique lié à l’âge, à la fatigue, à la prostate, ou bien d’autres raisons toutes physiques.

Alors pourquoi, quand il s’agit des femmes, il faudrait forcément que ce soit un problème de désir, et non un problème physique ?

Mais je vous rassure : comme on l’a vu plus haut, ce sont bien les changements hormonaux, le stress, la fatigue ou encore certains médicaments qui peuvent provoquer des sécheresses vaginales et c’est totalement normal.

Et c’est justement à cause des douleurs que peuvent provoquer les relations intimes en cas de sécheresse que le désir finit par baisser.

Vous n’avez donc aucune raison de culpabiliser.

Ce n’est pas de votre faute.

Il n’y a pas que les lubrifiants qui peuvent vous aider

Contre les sécheresses vaginales, les femmes ont donc besoin de vraies solutions, et non d’un simple soutien psychologique comme certains spécialistes proposent parfois.

Malheureusement, actuellement, la médecine classique dispose d’un arsenal très limité pour agir sur ce problème.

La plupart de temps, ce sont des gels lubrifiants, qui agissent sur le symptôme, mais ne règlent pas le problème de fond.

Et c’est à peu près tout.

Si le sujet vous intéresse, mon amie et collègue Caroline Lebrun a mené une enquête sur les sécheresses vaginales et les solutions validées scientifiquement.

Caroline a interrogé des milliers de femmes pour mieux comprendre ce problème et comment agir sur celui-ci.

Dans cette enquête vidéo en 5 volets, elle révèle les limites de la médecine, mais surtout les solutions qui agissent en profondeur.

Je vous préviens, Caroline n’a pas trouvé de pilule miracle qui permettrait d’en finir une bonne fois pour toutes avec les sécheresses vaginales.

Mais elle a isolé 7 principes actifs qui agiraient en synergie sur la sphère intime.

Vous pouvez visionner l’intégralité de son enquête en cliquant ici.

Et pour vous aider à agir de façon globale, voici également 5 mesures que vous pouvez appliquer au quotidien :

  1. Choisissez bien votre savon : le ph du vagin se situe entre 3,8 et 4,5. Un bon gynécologue vous conseillera donc de privilégier un savon avec un ph qui se rapproche le plus de celui de votre vagin. On trouve des savons spéciaux en pharmacie et même dans certaines grandes surfaces.
  2. Adaptez vos sous-vêtements : évitez de porter des culottes ou des bas trop serrés, car ils peuvent frotter contre vos parties intimes et favoriser l’irritation et la transmission des bactéries. Les tissus comme la dentelle peuvent aussi être agressifs pour les femmes plus sensibles. Privilégiez des matières douces comme le coton.
  3. Prenez votre temps pendant vos rapports intimes : vous le savez sûrement, mais les préliminaires sont très importants pour stimuler les glandes qui lubrifient votre paroi vaginale. Prenez votre temps avant la pénétration. N’hésitez pas à demander à votre partenaire de caresser vos zones érogènes. À partir de 50 ans, il faut souvent attendre au minimum 20 minutes avant que les glandes commencent à produire de la glaire cervicale.
  4. Vérifiez les ingrédients de vos lubrifiants : certains lubrifiants qu’on trouve au rayon “accessoires intimes” des supermarchés et dans les pharmacies contiendraient des substances potentiellement toxiques ou allergènes. Lisez bien la liste des ingrédients avant d’acheter votre lubrifiant.
  5. Essayez les ovules à base d’oestradiol. Il s’agit d’une hormone censée compenser la chute de votre taux d’œstrogènes à partir de la ménopause. Elles se présentent sous la forme d’un petit œuf que vous devez insérer manuellement dans votre vagin, à la manière d’un tampon hygiénique. Attention, certaines femmes trouvent l’insertion difficile ou douloureuse. De plus, lorsque l’ovule fond, un liquide visqueux s’écoule, ce qui peut être très inconfortable.

Amicalement,

Florent Cavaler





[1] Tristan Chevrier, Baisse de libido chez la femme : où en sont les traitements ?, Mia.co, 22 mars 2021.

[2] Endométriose, Inserm, décembre 2018.

[3] Catherine Cordonnier, Les douleurs des règles aussi fortes qu’un infarctus, TopSanté, 30 juin 2021.

[4] Amselem, Sécheresse vaginale, Santé Magazine, Juillet 2012.

6 réponses à “Santé : les femmes sont-elles défavorisées ?”

  1. Brigitte dit :

    Bonjour

    L’idéal pour les sécheresses vaginales est l’utilisation des oeufs de yoni.
    Pratiquée en Inde et dans d’autres civilisations depuis des siècles, voire plus …

  2. Linda Bezeau dit :

    l’huile de coco merveilleux contre la secheresse vaginale

  3. alessandro pendesini dit :

    …..Aujourd’hui, j’aimerais aborder un sujet dont on ne parle pas assez à mon avis : les inégalités de soins entre les hommes et les femmes……
    Florent Cavaler dixit !
    Monsieur Cavaler
    Les inégalités entre les hommes et femmes continuent d’exister bien au delà de soins de santé !

    La subjugation des femmes par les hommes, favorisée par la sélection naturelle, a été confirmée par l’usage dans de nombreuses sociétés, notamment celles qui se réclament de la tradition biblique. Que ce soit dans le judaïsme orthodoxe, l’Eglise catholique ou l’islam, les femmes sont traitées comme inférieures aux hommes, même si cette discrimination est parfois déguisée en « respect ». Les disputes autour de l’ordination des femmes illustrent cette attitude. NB. Des sociétés matriarcales ont existé. L’âge d’or, d’après certains archéologues, aurait régné en Crète au III millénaire avant notre ère, sous l’influence de femmes de paix.

    « Les hommes sont supérieurs aux femmes à cause des qualités par lesquelles Dieu a élevé ceux-là au-dessus de celles-ci, et parce que les hommes emploient leur biens pour doter les femmes ». (Mahomet, le Coran)

    Saint Paul dit : « Que les femmes soient à leur maris comme au Seigneur ; car le mari est le chef de la femme, comme le Christ est le chef de l’Eglise, lui, le sauveur du corps ».

    Sur le plan de la vie personnelle, le Judéo-Christianisme a fait subir à une fraction importante de l’humanité une répression, notamment sexuelle sans précédent, qui contraste avec beaucoup d’autres traditions religieuses.

    -Vu ce qui a été découvert ces derniers temps dans les pays modernes, on ne peut que frémir en imaginant ce qui se passait pendant les siècles où l’église était préservée de toute critique…..
    Cordialement
    alessandro pendesini – Bruxelles

  4. René dit :

    Bonjour,
    Je suis un intrus puisque je suis un homme.
    J’ai 76 ans et j’utilise un moyen naturel et à la portée de tous et immédiat. Après des paroles valorisantes et des caresses, j’ai remarqué que ma salive devenait plus dense et filandreuse. j’en profite pour graisser les lèvres de ma compagne en m’attardant sur les parties de son plaisir. Puis la pénétration devient facile et agréable pour les deux. Cela suscite la sécrétion de ma compagne.
    Depuis nous obtenons très souvent la jouissance des deux.
    Ne gâchez pas votre plaisir, il est sacré.
    Pensez-y, il parait que la vie sera plus longue et plus joyeuse.

  5. REGINE FALLOT dit :

    marre que l’on parle toujours de sécheresse vaginale !!!
    j’étais ce que les médecins appelaient  » une femme-fontaine « ,c-à dire avec trop de sécrétions,ce qui m’a gâché ma vie sexuelle,car je n’éprouvais rien !
    ça faisait bien rire les toubibs…qui n’imaginaient pas les conséquences de ce trouble.
    je ne dois pas être la seule,mais on n’en parle jamais !

  6. Lucie Tessier dit :

    Bonjour, la sécheresse vaginale a un ennemi juré et c’est Vagifem-10, une hormone très faible mais super efficace.

    Ce dont vous n’avez cependant pas parlé ..c’est ce qui est vraiment dérangeant dans le cas de millions de femmes sont les petites pertes urinaires à l’effort, au rire, à une toux ( j’ai eu 2 enfants) de façon naturelle…et ça c’est un gros problème ..même dans l’intimité..je ne me laisse pas aller de peur d’avoir une perte et c’est déjà arrivé 🤬
    Que faire ???

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