Savoir s’excuser

Chère lectrice, cher lecteur,

J’ai reçu ce message d’un lecteur il y a quelques jours à la suite de l’une de mes lettres :

« À quoi bon un commentaire ? Les gens posent des questions et ne reçoivent aucune réponse. Quel mépris ou quelle ignorance ! »

Je vous prie de bien vouloir m’excuser.

Comme beaucoup d’entre vous, j’ai profité de la période des fêtes pour passer du temps en famille.

Cette semaine, j’ai enfin pris le temps de lire et publier les nombreux commentaires reçus depuis fin décembre (j’en avais plusieurs centaines en attente…).

Je fais de mon mieux, mais je ne peux malheureusement pas répondre à chacun d’entre vous.

En revanche, je prends le temps de lire chaque message et cela me fait toujours très plaisir d’avoir de vos nouvelles. Un grand merci à vous !

Cette petite histoire m’a rappelé l’importance de savoir s’excuser, c’est-à-dire d’exprimer ses regrets à quelqu’un pour l’avoir ennuyé, gêné ou offensé[1].

La difficulté à dire « pardon »

Souvent, notre fierté nous empêche de présenter nos excuses à quelqu’un.

On a peur que cela soit pris comme un aveu de faiblesse.

Je suis sûr que vous avez déjà vécu ça : on vous fait un reproche. Et au lieu de vous excuser, vous répliquez en faisant à votre tour un reproche à l’autre.

C’est un réflexe de défense que nous employons pour ne pas donner l’impression de perdre la face. Le problème, c’est qu’avec cette attitude, nous entretenons les tensions avec l’autre.

Il n’y a de réconciliation possible que si on reconnaît ses erreurs.

Il ne faut donc pas avoir honte de s’excuser.

On se rappellera par exemple la formule célèbre du dramaturge français Pierre-Claude Nivelle de La Chaussée en 1735 dans sa pièce Le préjugé à la mode : « La honte est dans l’offense, et non pas dans l’excuse. »

Celui qui est capable de s’excuser montre qu’il sait reconnaître ses torts et qu’il a de la considération pour l’autre et ce qu’il ressent.

C’est une marque d’écoute et d’empathie essentielle pour entretenir de bonnes relations avec les autres.

Mais c’est aussi le signe d’une grande solidité intérieure : je peux admettre que je commets une erreur sans que cela n’ébranle l’estime que j’ai de moi.

Une étude étonnante sur le « pouvoir des excuses »

Pour démontrer l’intérêt de s’excuser, le professeur en psychologie Nicolas Guéguen a eu l’idée d’une expérience étonnante, relayée dans le magazine Cerveau & Psycho[2].

Des volontaires, répartis en deux groupes, devaient bousculer des passants dans la rue.

Les participants du premier groupe devaient les percuter violemment, puis présenter leurs excuses à la personne. Le second groupe devait heurter légèrement le passant, mais sans s’excuser cette fois-ci.

Ensuite, tous les expérimentateurs continuaient leur chemin en faisant mine de perdre derrière eux un document…

Les chercheurs ont alors eu une drôle de surprise.

Parmi les passants qui n’avaient pas reçu d’excuses, seulement 58% prévenaient la personne qu’elle avait perdu un document… contre 90% des passants heurtés de plein fouet, mais qui avaient reçu des excuses.

Même si ceux-ci ont été davantage bousculés, ils étaient plus disposés à aider le « gêneur » qui s’était excusé…

Autrement dit, le simple fait de dire « pardon » réduit fortement le sentiment de rancune chez l’autre.

Bon pour soi-même aussi

S’excuser ne permet pas seulement de désamorcer des situations conflictuelles, cela a aussi des bienfaits pour soi-même.

Une équipe de l’université de Queensland, en Australie, a demandé à des participants de se remémorer des situations de leur vie personnelle où ils avaient fait du mal à quelqu’un avant de s’excuser.

D’autres volontaires devaient, quant à eux, se souvenir d’une situation semblable où ils avaient refusé de s’excuser.

Lorsqu’on les interrogea sur leur ressenti durant cet exercice, les premiers manifestèrent un plus fort sentiment d’estime de soi que les seconds[3].

Faute excusée à moitié pardonnée ?
L’exemple de Bill Clinton

S’il suffisait de s’excuser pour tout régler, cela se saurait ! Et pourtant…

Le pouvoir des excuses est plus puissant qu’on l’imagine.

Prenons l’exemple de Bill Clinton.

Le 17 août 1998, empêtré dans l’affaire Lewinsky, le président demande pardon au peuple américain dans une allocution télévisée :

« J’ai menti à tout le monde, y compris à ma femme. Je le regrette profondément[4]. »

Avant cela, il avait menti sous serment, et nié pendant plusieurs mois avoir eu une relation sexuelle avec sa stagiaire.

Cela peut sembler impardonnable…

Mais alors que le président est visé par une procédure de destitution, une enquête de la chaîne de télévision NBC montre que 67 % des téléspectateurs estiment qu’il ne mériterait pas d’être destitué.

Ses regrets ont très certainement joué en sa faveur auprès du grand public.

Aujourd’hui, même des multinationales comme Apple ont bien compris l’importance des excuses, puisque l’entreprise a récemment doté son assistant vocal Siri de formules telles que « Toutes mes excuses, je rencontre des problèmes de connexion »[5].

Un rôle social même chez les petits enfants
et les animaux

À partir des années 1990, les scientifiques ont mené diverses études sur le pardon et son rôle social.

Ils ont ainsi démontré que le pardon s’apprenait très tôt dans le développement de l’enfance et que des enfants de 2 ou 3 ans étaient déjà capables de s’excuser lorsqu’ils pensaient avoir endommagé un objet précieux[6].

D’autres chercheurs ont découvert que la capacité à demander pardon et à pardonner existait chez la plupart des animaux sociaux.

Ainsi, les biologistes ont observé des comportements amicaux (baisers, étreintes…) lors de situations conflictuelles chez les chimpanzés, les gorilles et les bonobos… mais aussi chez d’autres animaux comme les chèvres et les hyènes[7].

Le pardon permettrait de désamorcer les conflits : il jouerait un rôle social essentiel pour garantir des relations d’entraide entre individus d’une même société, même après des épisodes conflictuels.

L’art de bien s’excuser (sans en faire trop)
en 7 leçons

Bien sûr, il ne suffit pas de s’excuser à tout-va pour que tout rentre dans l’ordre. Ce serait trop facile.

Savoir s’excuser correctement demande quelques règles importantes[8] :

  1. Ne vous excusez pas pour un oui ou pour un non : vos excuses, pour qu’elles aient de la valeur, doivent être utilisées à bon escient. S’excuser tout le temps, même quand on n’est pas responsable, peut être une tentative de fuir le conflit ou une peur de s’affirmer vis-à-vis des autres. Cela peut aussi être une solution de facilité : mais à quoi bon vous excusez pour une offense si vous recommencez à offenser la personne ensuite ?
  2. Soyez sincère : cela ne doit pas être des paroles en l’air, regardez votre interlocuteur dans les yeux et excusez-vous sincèrement, en exprimant de vrais regrets.
  3. Reconnaissez clairement votre responsabilité : ne vous trouvez pas d’excuses ou de justifications. Évitez aussi les demi-excuses de type « désolé, mais… »
  4. Expliquez ce qui vous a conduit à blesser l’autre : attention, il ne s’agit pas de tenter de vous justifier, mais bien de comprendre ce qu’il s’est passé et éviter tout malentendu.
  5. Dites ce que vous ressentez : parlez de vos sentiments (le « je » est important), par exemple : « je me sens gêné, coupable, honteux… ». Cela montre que vous êtes affecté par l’offense que vous avez causée.
  6. Soyez simple et concis : bien sûr cela dépend de la gravité de votre erreur, mais pas besoin d’en faire toute une tartine. Dites ce que vous avez à dire, sans tourner autour du pot, et c’est tout.
  7. Proposez une réparation : demandez ce que vous pouvez faire pour réparer votre erreur. Comment pourriez-vous apaiser la situation ?

La réconciliation selon Ho’oponopono 

Ho’oponopono est une très ancienne pratique spirituelle hawaïenne destinée au pardon et à la réconciliation entre tribus[9].

Il est difficile de savoir comment cette tradition était pratiquée à l’origine, car sa forme ancestrale a pratiquement disparu aujourd’hui.

Mais à partir des années 1970, la guérisseuse hawaïenne Morrnah Nalamaku Simeona adapte Ho’oponopono pour en faire une technique accessible à tous.

Dans sa version modernisée, Ho’oponopono est une technique de résolution de conflit basée sur 4 principes fondamentaux.

Comme l’explique le Dr Luc Bodin, spécialiste de cette méthode, il s’agit simplement de quatre mots que nous devrions répéter régulièrement, avec conscience, comme un mantra[10] :

  • « Désolé » d’avoir attiré cette situation dans ma vie.
  • « Pardon ». Je demande pardon aux autres et surtout à moi-même d’avoir été l’instigateur de tout cela.
  • « Merci » à la vie qui, en m’apportant cette situation nuisible, m’a permis de prendre conscience de l’existence d’un programme erroné que j’avais en moi et dont je n’avais pas conscience.
  • « Je t’aime ». Destiné à la vie, aux autres et à soi-même. L’amour est la gomme magique qui va effacer ce programme.

En cas de conflit, n’hésitez pas à répéter ces phrases pour vous, dix fois, vingt fois s’il le faut…

Ces quatre mots ainsi répétés permettraient d’éliminer toute la noirceur que nous générons à l’intérieur de nous lors d’un conflit, mais aussi de dénouer les tensions chez les autres.

Car selon la croyance hawaïenne, nous sommes responsables de tout ce qui arrive. Et seul un travail sur nous-même permet d’apaiser le monde qui nous entoure.

S’il vous arrive d’utiliser Ho’oponopono, ou si vous avez d’autres conseils pour réussir vos excuses et permettre la réconciliation, n’hésitez pas à partager votre témoignage en commentaire.

Je serais curieux d’avoir votre avis sur ce sujet.

Amicalement,

Florent Cavaler





[1] Isabelle Cantin, Les bienfaits d’une excuse sincère, CRHA/VigieRT, novembre 2011
[2] Nicolas Guéguen, De l’intérêt de demander pardon, Cerveau & Psycho N° 104, 24 octobre 2018.
[3] Idem.
[4] Nicolas Guéguen, De l’intérêt de demander pardon, Cerveau & Psycho N° 104, 24 octobre 2018.
[5] Idem.
[6] Arnaud Lefebvre, 17 faits scientifiques peu connus au sujet du pardon, Business AM, 11 mars 2015.
[7] Idem.
[8] Flavia Mazelin Salvi, 6 clés pour bien s’excuser, Psychologies, 26 avril 2021.
[9] Alexandra Pihen, Ho’oponopono, Passeport Santé, septembre 2019.
[10] Dr Luc Bodin, Comment ce psychologue a guéri des malades mentaux… sans même les voir, Révélations Santé & Bien-Être N°23, août 2018.

33 réponses à “Savoir s’excuser”

  1. Maillot dit :

    Bonjour, je suis tout à fait d accord en lisant ce beau message…. Reconnaître ses erreurs, être honnête avec soi même, ça me rend heureuse, ça libère on se sent mieux accueillie aussi… Il faut rester naturelle, sincère…. et notre vie serait moins compliquée….. Mais bon ça demande beaucoup de temps, de réflexions…… Un grand merci pour tout ce que vous faites, je me fais grand plaisir de vous lire, mais ça ne suffit pas il faut aussi apprendre tout le temps, mettre en pratique, c est du travail 👍👍👍🙏 ça n engage que moi…. Chantal

  2. Delaisse dit :

    J’utilise très très souvent, plusieurs fois par jour ce mantra magique, il amène des influences magnifiques dans ma Vie.
    Merci à vous d’être là.
    Ariane

  3. Sarah dit :

    Bonjour,
    Il me semble que on ne s’excuse pas mais on présente ses excuses…
    « Je m’excuse » ne se dit pas. On formulera plutôt : « je te prie de m’excuser » ou « veuillez recevoir mes excuses » ou « je te demande pardon ». L’autre a un rôle à jouer dans ce processus en acceptant (ou non) les excuses qui lui sont présentées.

    • Florent dit :

      Bonjour Sarah,
      Vous avez tout à fait raison : on présente ses excuses à quelqu’un… C’est dire à quel point ce « mot magique » est bien une marque d’empathie envers l’autre!
      Amicalement,
      Florent

  4. Valerie Guillot dit :

    Merci pour le partage de cette expérience. J’ai appliqué ce conseil aujourd’hui même. Une cliente me reprochait de ne pas avoir répondu à ses appels et mails, j’ai commencé avec les oui, mais …. En sachant que j’avais tort…Puis j’ai pensé à votre article et je me suis simplement excusé de ne pas lui avoir répondu plus tôt, ça a aussitôt calmé le jeu et nous avons terminé par un échange très cordial. 😊 merci pour vos précieux conseils, portez vous bien

    • Florent dit :

      Bonjour Valérie,
      Merci d’avoir partagé votre histoire. Elle illustre parfaitement les « pouvoirs de l’excuse ». Je suis content d’apprendre que ma lettre est tombée à pic pour vous.
      Amicalement,
      Florent

  5. Marchand dit :

    Après avoir écouté une émission sur le bien être su c8 Luc Bodin en parle et c’est juste magnifique sa méthode de hoponopono

  6. Michèle dit :

    Bonsoir, c’est une pratique que j’utilise régulièrement pour rester en harmonie avec mon environnement et les demandes que je fais à l’Univers. Je n’ai pas à m’en plaindre. Ça m’a été difficile au départ car j’ai commencé à le pratiquer à distance par rapport à une personne qui me nuisait. Au fil du temps j’ai appris à pratiquer mentalement en sa présence et cela désamorçait tous les conflits car plus rien ne m’affectait venant de cette personne. J’ai trouvé cela très efficace pour me maintenir sereine. Cela parait surprenant de s’excuser, de pardonner, de remercier et d’aimer une personne pour une chose que nous avons du mal à supporter mais cela, vraiment, est apaisant et même éclairant au fil du temps. Voilà mon expérience si cela peut éclairer d’autres personnes

  7. Jean-Michel dit :

    Cher Forent,
    Dans votre lettre « Savoir s’excuser » vous présenter vos excuses pour ne pas avoir répondu à plusieurs centaines de commentaires. J’ai alors chercher s’il existait une langue dans laquelle « Florent Cavaler » est synonyme de « Superman ». N’ayant rien trouvé je ne peux qu’accepter vos excuses, car qui pourrait répondre à autant d’intervenants, sauf peut-être à ne faire que cela à longueur de journées !
    Merci pour vos lettres si intéressantes.
    PS : Je vous excuse par avance de ne pas répondre à mon commentaire !

  8. Véronique MAI dit :

    Merci beaucoup Florent, c’est toujours très instructif et agréable de vous lire. Vos lettres m’éclairent sur de nombreux points, c’est très généreux de votre part.
    Bien à vous.
    Véronique

  9. carmen.proulx@me.com dit :

    Merci pour tous vos renseignements très utiles. J’aimerais que vous me donniez des conseils sur les diverticulitis qui m’incommodent. Soit une diète ou de la nourriture adéquate pour ne pas faire de crises ou d’inconfort dans le côté gauche du ventre.? Merci de me répondre. Je l’apprécierai grandement.

  10. Audrey dit :

    Bonjour,
    Merci pour cet article. J’en ai été tout d’abord très surprise et puis je me suis dit avant même de commencer à le lire que cela avait évidement écrit par un homme… Et je ne m’étais pas trompée.
    Je regrette que dans votre article, il n’y a pas eu d’étude sur les genres. Surtout dans cette expérience de la rue. je suis moi-même en train d’étayer un « essai », livre peut-être sur le « arrêter de vous excuser » destiné au femmes. Car, en effet, les hommes s’excuses très peu (voire jamais pour certains) quand les femmes semblent s’excuser à tout bout de champs. Avez-vous cette impression également ? N’y avez-vous jamais prêté attention ? Avez-vous axé des recherches sous cet angle ? Qu’en pensez-vous ?
    Encore merci pour ce partage, Audrey

    • Florent dit :

      Bonjour Audrey,
      Votre remarque est intéressante. Je ne sais pas s’il existe des études sur les genres à ce sujet. Mais indépendamment du fait d’être un homme ou une femme, il est vrai que certaines personnes ont tendance à beaucoup trop s’excuser, ce qui n’est pas forcément mieux. C’est ce que j’évoque d’ailleurs dans la première des sept règles pour bien s’excuser.
      Amicalement,
      Florent

  11. Jacques dit :

    Je sais depuis très longtemps que dans un différent les torts ne sont jamais tous du même coté ce qui m’a permis de me familiariser facilement avec Ho’oponopono que j’ai
    connu dans un livre d’un auteur américain dont le titre commence par ZERO….;(je ne me souviens pas de la suite). Cet auteur connait très bien Ho’oponopono et la lecture de son livre est très intéressante.

  12. Olivier dit :

    Bonjour,
    Il y a beaucoup de puissance dans le pardon. La bible en parle à plusieurs reprises – ce livre qui n’est pas un livre mort mais vivant et qui nous transforme intérieurement – demander pardon est un élément, mais il y a aussi le fait de pardonner à celui qui a commis une offence envers nous, c’est encore plus puissant.
    A méditer

  13. Christina dit :

    Il est également très important de bien exprimer son grief face a l’offenseur. Faire des reproches virulents ne va pas aider l’offenseur à présenter des excuses. Il est important pour la personne lésée de bien s’exprimer et expliquer ce qu’il y avait d’offensant, et ce, en termes de “je” et non paa “tu”. En d’autres termes, “j’ai été offensée lorsque je me suis entendue dire que …” plutôt que “tu étais désagréable quand tu m’as dit …”

  14. SALAMI Fataï dit :

    Mille mercis monsieur Florent CAVALER pour ce sujet.

  15. joie dit :

    Pour ma part, j’ai confié ma vie au Dieu aimant et créateur qui se révèle dans la Bible. Et parce que je me sais aimée inconditionnellement, j’ai plus facilement la force de reconnaître mes torts et m’excuser ainsi que de pardonner.

  16. Floriane dit :

    Merci beaucoup pour cette lettre, sur le pardon… Merci Merci MERCI

  17. ANTOUARD dit :

    Je vous ai rédigé un longcommentaire , un clic malheureux à tout effacé .je n’ Pas le courage de re écrire . Je vais résumer :
    Savoir présenter des excuses GRANDIT , relève de l’honnetete Intellectuelle , procure un sentiment satisfaisant du devoir accompli . Ne pas le faire ‘’ ratatine ‘’ comme peau de chagrin . J’ose penser que tt au long de ma vie j’ai été Grande .
    Pardonner grandit plus encore , surtout si le ( ou la ) si l’offensant ne présente aucune excuses.
    Merci pour vos articles pertinents . Bien des gens devraient aller aux cours de rattrapage ,pour apprendre à s’excuser .
    Aline

  18. Christophe M dit :

    Merci pour ce bel article !

  19. Antouard dit :

    S’ excuser ,c’est savoir reconnaître ses torts, ses erreurs . Cela relève de l’honnetete intellectuelle .
    Savoir s’excuser est une preuve de force, de courage . Non de faiblesse . J’ai ( je pense ) toujours su présenter des excuses , chaque fois que je me sentais en tort , cela ne m’a jamais humiliée, tout au contraire : un sentiment de bien-être m’habitait dans de tels moments et un sentiment de fierté d’avoir réussi à dompter un orgueil ( héritage familial) mal placé . Présenter des excuses : grandit , ne pas le faire Vous ratatine comme peau de chagrin
    Merci pour cet article fort pertinent.
    PS : bcp de gens devraient lire votre article ,et aller à l’ecole de l’humilite bien placée .
    Aline .

  20. Souricette dit :

    Bonjour,
    J’apprécie particulièrement ce genre d’articles, rares il faut bien le reconnaître, malheureusement. Le pardon vrai permet de résoudre bien des problèmes.
    Mais pour un travail de fond sur soi et carrément changer de façon d’être je viens de découvrir le livre de Natacha Calestrémé: « Trouver ma place  » que je vous recommande très fortement. Les exercices permettent de nettoyer les problèmes venus de nos ancêtres. C(est efficace et permet quelquefois de carrément revivre..
    J’espère que vous l’apprécierez et que vous pourrez en faire un article pour le faire connaître à tous vos lecteurs en recherche de mieux aller.
    Cordialement
    Souricette

  21. Carole dit :

    Vous avez raison, chaque fois que je me suis excusée, je me suis tout de suite sentie mieux. Mais j’ai déjà vécu des situations dont je ne me sentais nullement responsable, certaine de mon intégrité dans cette affaire. Mais la personne concernée attendait des excuses de ma part . La première fois j ai cédé à ses attentes pour acheter la paix mais je me suis sentie mal, comme si je me trahissait moi même. De plus, j’ai dès lors perdu son respect et celui des gens entourant cette histoire. Oui, s excuser quand on a tord, mais non quand on juge que c’est l’autre qui devrait s excuser.

    • Florent dit :

      Bonjour Carole,
      Effectivement, il est essentiel d’être en accord avec soi-même et de ne pas s’excuser juste pour s’excuser.
      Amicalement,
      Florent

  22. MARICHAL dit :

    Je vous remercie pour votre exposé sur « Savoir s’excuser » S’excuser c’est accepter d’avoir failli ! Cela efface tout et permet de recommencer sur de nouvelles bases ! C’est de la sagesse !
    Parfois, l’excuse ne suffit pas mais elle peut empêcher l’inéluctable… d’incompréhension en incompréhension, il y a un fossé qui s’installe jusqu’à la rupture !
    Bien sûr, il faut être sincère sinon c’est de l’hyprocrisie laquelle vous trahira.

  23. Anne dit :

    Bonjour,

    J’aime beaucoup votre lettre de ce jour et j’y adhère.
    J’ajouterai que la personne à laquelle nous présentons des excuses n’est pas obligée de les accepter au moment où nous les présentons, voire les accepter avec un délai plus ou moins long, voire jamais. Cela lui appartient . Nous devons l’accepter et continuer à avancer malgré tout, avec au cœur que les fruits de l’arbre du pardon sont plus beaux que ceux de celui de la rancœur.
    Et exprimer notre gratitude pour avoir effectué cette démarche.

  24. Dardenne Evelyne dit :

    Magnifique texte plein de sagesse et de bonne volonté.
    Merci à vous.

  25. Eglantine dit :

    Monsieur,
    Merci bien pour votre article bien utile dans ce monde où les relations humaines sont mises à mal ..
    Pour un usage exact de la langue française, il n’est pas possible de s’excuser soi-même, c’est la personne que vous avez blessée qui vous excuse, vous ne pouvez pas vous excuser vous-même, cela nie la participation de l’autre personne pour rétablir une relation harmonieuse !
    Il est donc correct de dire au moins : excuse-moi ou excusez-moi et mieux encore, veuillez m’excuser ou je vous prie de bien vouloir m’excuser.
    Veuillez ne pas me tenir rigueur pour ces précisions.
    Avec mon meilleur souvenir.
    Edith Prunier

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