Le grand retour de la grippe ? Adoptez tout de suite les bons réflexes

Chère lectrice, cher lecteur,

Avant-hier, cela faisait exactement deux ans que l’OMS avait qualifié pour la première fois la propagation du covid de « pandémie »[1].

Pourtant, pendant ces deux dernières années, presque personne n’est tombé malade dans mon entourage, ou alors seulement de façon épisodique…

Bizarrement, tout a changé depuis que l’actualité sanitaire a cédé sa place à l’actualité géopolitique dans les médias.

Alors que désormais plus personne ne parle de santé, tout le monde tombe malade autour de moi.

Pour mes deux filles par exemple, ça ne s’arrête pas : conjonctivite, gastro-entérite, varicelle…

Et maintenant, la grippe !

Explosion des cas de grippe en mars

Nous passions quelques jours à Lille, dans la famille de ma femme, quand la plus jeune de nos filles a commencé à avoir une fièvre élevée (plus de 40°C).

Le lendemain soir, nous étions tous au fond du lit : fièvre, fatigue, maux de tête, toux…

Sympa les vacances !

C’était, je peux le dire, bien plus violent que le covid (que j’ai eu deux fois comme un bon rhume)… mais heureusement rapide grâce à quelques conseils que je vous donnerai plus bas.

Beaucoup de mes proches ont eu des infections plus ou moins fortes ces derniers jours. Et j’entends souvent tousser dans les transports publics.

Ce n’était pas le cas, il y a encore un ou deux mois.

Santé Publique France vient d’ailleurs d’annoncer une recrudescence de la circulation des virus grippaux[2].

Le seuil épidémique a même été franchi dans 5 régions (Bretagne, Centre-Val de Loire, Normandie, Nouvelle-Aquitaine et Pays de la Loire).

Mon avis, c’est que cette crise nous a épuisés à force de privations, menaces et autres « joyeusetés » anxiogènes…

Par ailleurs, avec l’obsession hygiénique qui sévit (masques, gel hydro-alcoolique, distanciation, vitres…), nous avons perdu l’habitude de cohabiter avec les microbes qui nous entourent.

Pas de quoi s’affoler pour autant, mais nous devons retrouver un équilibre dans cet écosystème très complexe que nous avons bien chamboulé depuis deux ans… et cela peut prendre un peu de temps.

En attendant que la situation se stabilise, je vous propose quelques conseils pour vous aider à agir en cas d’infection.

Ce sont des conseils de bon sens que vous connaissez sans doute, mais qu’on a tendance à oublier avec la perspective de la fin de la pandémie et le retour des beaux jours.

1.Bain chaud : accompagner la fièvre plutôt que la supprimer

La première chose que nous avons faite, quand nous avons commencé à avoir de la fièvre, à Lille, c’est de prendre un bain très chaud, pour accompagner la fièvre.

Et puis nous avons enfilé plusieurs couches de vêtements, pour avoir bien chaud.

La fièvre a souvent mauvaise réputation. On la prend pour une maladie qu’il faudrait éradiquer à coups de paracétamol alors que c’est un processus naturel de notre organisme pour nous aider.

Lorsque nos globules blancs détectent un intrus, ils libèrent des substances dites « pyrogènes » qui vont déclencher le processus de fièvre.

La température monte.

Alors oui, la fièvre peut être gênante, désagréable, et on peut avoir envie de la stopper au plus vite. Mais quand cela m’arrive, je fais tout le contraire et je me mets au chaud.

C’est d’ailleurs ce que nous avons tous instinctivement envie de faire quand nous grelottons de froid à cause de la fièvre.

Le réchauffement de notre corps retarde la croissance et la reproduction des bactéries et des virus. Un virus aussi dangereux que celui de la poliomyélite par exemple, qui provoque des handicaps à vie, voit sa vitesse de reproduction diminuer de 99 % lorsque la température passe de 38,5 °C à 39 °C[3] !

La fièvre augmente aussi la production et la prolifération des globules blancs, ainsi que la production d’anticorps. Elle contribuerait ainsi à nous remettre sur pied plus rapidement[4].

En revanche, pensez à bien vous hydrater (car on transpire beaucoup quand on a de la fièvre).

Bien sûr, il y a certains cas où la fièvre peut devenir problématique : si votre température dépasse 40 °C ou reste haute pendant plusieurs jours, il vous faudra consulter un médecin immédiatement.

Il faut aussi être beaucoup plus prudent avec les nourrissons.

2.Ayez toujours cette huile essentielle sur vous

Quand je voyage, j’ai toujours un flacon d’huile essentielle de ravintsara dans ma trousse de secours.

Et à Lille, il nous a bien aidés.

Le ravintsara est connu pour ses propriétés antivirales exceptionnelles.

Et il est particulièrement intéressant pour les familles, car très sûr d’utilisation pour tous les âges.

Vous pouvez bien sûr l’associer à d’autres huiles essentielles : saro, niaouli, tea tree, eucalyptus radiata ou globulus, laurier noble, lavande aspic.

Mais pour les enfants, je vous conseille d’utiliser uniquement le ravintsara, c’est déjà très efficace.

Voici les posologies recommandées par le naturopathe Sylvain Garraud :

  • Adultes : 3-4 gouttes 2 fois par jour sur le thorax
  • Enfants de 6 à 12 ans : 2 gouttes deux fois par jour sur le thorax ou la voûte plantaire
  • Enfants de 3 à 6 ans : 1 goutte deux fois par jour sur le thorax
  • Bébé de 2 à 3 ans : 2 gouttes d’un mélange (à 50% avec une huile végétale) sur le thorax matin et soir
  • Bébé d’1 à 2 ans : 1 goutte d’un mélange (à 50% avec une huile végétale) sur le thorax matin et soir
  • Nourrisson : 1 goutte du mélange sur la voûte plantaire par jour

3.Une tisane qui déménage

Dès que je commence à me sentir malade, je prépare systématiquement la même tisane.

Cette tisane est simple et ne contient que cinq ingrédients que vous trouverez facilement dans le commerce :

  • Gingembre frais (immunostimulant)
  • Bâtons de cannelle de Ceylan (anti-infectieux et immunostimulant)
  • Thym (anti-infectieux de référence contre les troubles ORL)
  • Romarin (anti-infectieux)
  • Miel (anti-infectieux)
  • Citron (antiviral et stimulant notamment grâce à la vitamine C qu’il contient)

Parfois, j’ajoute aussi du curcuma, pour ses propriétés anti-inflammatoires.

Je ne respecte jamais de quantités précises, cela dépend de mon humeur.

Mais soyez généreux. Chacun de ces ingrédients est un puissant allié en cas d’infection. Je vous conseille de toujours en avoir dans votre cuisine.

En cas de nécessité, il vous suffit alors de faire infuser le gingembre, la cannelle, le thym et le romarin dans de l’eau pendant une dizaine de minutes, et d’ajouter le miel et le citron quand le mélange a légèrement refroidi.

4.Si vous ne deviez prendre qu’un seul complément…

Je ne vais pas m’attarder sur les bienfaits de la vitamine D. Tous les blogs de santé naturelle en parlent depuis des mois, et avec raison.

En mai 2020, même l’Académie nationale de Médecine avait recommandé l’utilisation de la vitamine D en cas de covid[5] !

Il faut dire que cette vitamine est centrale à une bonne immunité.

Or en Europe, nous n’en produisons que durant les saisons chaudes en nous exposant au soleil.

Ainsi, au mois de mars, la plupart d’entre nous ont épuisé leurs réserves depuis longtemps.

Pensez donc à vous supplémenter. Cela ne coûte presque rien et peut faire une grosse différence sur votre vitesse de récupération en cas de grippe.

5.Fruits, soupes, bouillons, et…

Le mieux, quand on est malade, c’est de s’écouter.

Souvent, on a peu d’appétit. Inutile de vous forcer à manger beaucoup.

Mangez léger.

Votre corps est déjà bien occupé avec l’infection, cela le fatiguerait davantage de devoir digérer une raclette.

De notre côté, nous nous sommes contentés d’aliments simples à digérer : fruits, soupes de légumes, bouillons, un peu de salade…

Privilégiez les fruits et légumes riches en vitamine C : oranges, pamplemousse, kiwis, baies, poivrons, brocolis, choux…

Amicalement,

Florent Cavaler





[1] Covid-19. Quand la pandémie prendra-t-elle fin ?, Courrier international, 11 mars 2022.
[2] Grippe 2022 : en hausse, symptômes, carte de l’épidémie, chiffres, Le journal des femmes, 10 mars 2022
[3] Émission tournée à l’Institut Pasteur, avec la participation du professeur LWOFF, prix Nobel, de Jacques MONOD, prix Nobel, du professeur GIRARD, spécialiste de la rage et du professeur Claude HANNOUN, spécialiste de la grippe.[4] Sullivan, Farrar, « American Academy of Pediatrics Clinical Report: Fever and Antipyretic Use in Children », Pediatrics, février 28, 2011.
[5] Communiqué de l’Académie nationale de Médecine : Vitamine D et Covid-19, publié le 22 mai 2020.

4 réponses à “Le grand retour de la grippe ? Adoptez tout de suite les bons réflexes”

  1. Jeffrédo dit :

    Monsieur Cavaler bonjour
    Le fait de cliquer pour connaître la suite de l’article et notamment le fruit 25 fous plus riche que l’orange enclenche t’il une quelconque adhésion ou abonnement

    Merci JJ

  2. Françoise Picon dit :

    Merci, cher Florent Cavaler! C’est le retour au bon sens et à la santé mentale, entre autres, que vous représentez !

  3. Suzanne Wark dit :

    Merci de tout cœur Florent, pour vos précieux conseils! Je vous souhaite d’être en bonne santé!
    Suzanne Wark

  4. Coudron dit :

    Merci pour ces conseils. Bien à vous

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