Beurk… c’est amer !

Chère lectrice, cher lecteur,

Il est 16 heures, vous avez un petit creux. Vous prenez une poignée d’amandes dans vos réserves. Vous en grignotez quelques-unes, quand soudain…

Beurk ! Vous ne pouvez pas vous empêcher de grimacer.

Vous venez de mordre dans une amande amère !

L’être humain est naturellement programmé pour ne pas aimer l’amertume.

Et cela peut surprendre, quand on connaît les bienfaits de cette saveur mal-aimée.

Dans cette lettre, je vous explique :

  • Pourquoi nous n’aimons pas l’amertume (et pourquoi nous devrions tout de même consommer des aliments amers)
  • Comment utiliser les plantes amères pour votre santé
  • Comment faire aimer les choux de Bruxelles à quelqu’un qui n’aime pas ça (vos enfants par exemple)

La nature est mal faite !

Si on devait suivre uniquement notre instinct pour nous nourrir, nous ne mangerions probablement jamais d’aliments amers.

Essayez de donner un morceau d’endive à un bébé. Il le rejettera avec dégoût.

À l’inverse, le bébé (et plus tard l’adulte) sera naturellement attiré par les aliments sucrés.

Pourtant, aujourd’hui les diététiciens vantent les bienfaits des légumes amers et nous déconseillent de manger des aliments trop sucrés qui rendent obèse.

Alors quoi ? La nature ferait donc tout à l’envers. Elle nous pousse à repousser ce qui est bon pour la santé et à nous précipiter vers ce qui nous rend malade ?! Pourquoi n’avons-nous pas un goût inné pour les endives et les choux de Bruxelles ?

La nature est-elle mal faite ? Ou nos instincts sont-ils complétement déréglés ?

Ni l’un ni l’autre.

Une vieille manie d’homme des cavernes

Cela viendrait simplement de nos ancêtres les chasseurs-cueilleurs. À leur époque, il était difficile de trouver des aliments caloriques dans la nature.

Les aliments sucrés, comme les baies ou le miel, étaient pour eux une grande source énergétique. En manger était donc une question de survie.

À l’inverse, nos ancêtres trouvaient partout des herbes, plantes, feuilles d’arbres, dont certaines pouvaient être toxiques si elles étaient consommées en trop grande quantité.

L’amertume de ces plantes les empêchaient probablement d’en manger trop et d’éviter ainsi de s’empoisonner.

Le cyanure par exemple, poison mortel que l’on retrouve en faible quantité dans certains noyaux de fruits (comme celui l’abricot) est extrêmement amer. C’est d’ailleurs lui qui donne son goût désagréable aux fameuses amandes amères dont je parlais plus haut.

Mais aujourd’hui, nous ne vivons plus dans le même monde…

Bienvenue dans « l’Âge du sucre »

Il y a 200 ans, le sucre était considéré comme un produit de luxe, rare et très coûteux.

Ce n’est qu’à partir du XIXe siècle qu’on commence à en produire massivement[1].

C’est le début de « l’Âge du sucre » !

Désormais, on trouve du sucre partout et pour trois fois rien. Notre instinct ancestral se retourne alors contre nous, et nous pousse à manger du sucre en excès.

Pour les plantes et les légumes amers, c’est exactement l’inverse. Nous avons à disposition tellement d’aliments attirants, riches en sucre, gras, sel et autres exhausteurs de goût… que nous avons totalement délaissé la saveur amère.

Et c’est bien dommage.

Ce que vous ratez si vous n’aimez pas l’amertume

Il n’y a pas que les molécules toxiques qui donnent leur amertume aux plantes, mais aussi de nombreux antioxydants et acides aminés essentiels pour notre santé :

  • Flavonoïdes[2] (pamplemousse, cassis)
  • Polyphénols[3] (thé vert, canneberge)
  • Isothiocyanates et autres composés soufrés[4] (crucifères, ail, oignon)
  • Tryptophane[5] (chocolat, oléagineux)
  • Tyrosine[6] (amandes, graines de sésame)

On peut également citer les lactones sesquiterpéniques, autrefois appelés « principes amers », présents dans le pissenlit, la chicorée, l’artichaut, l’absinthe ou encore la bardane.

Ces composés, dont on connaît environ 3000 structures différentes, réagissent avec certaines de nos enzymes, ce qui leurs confèrent de nombreuses propriétés thérapeutiques :

  • Le parthénolide donnerait à la grande camomille ses effets contre la migraine et les dysménorrhées
  • L’hélénine, qu’on trouve dans l’aunée, agirait sur les toux chroniques
  • L’artémisinine, principe actif de l’armoise connu pour son action antipaludéenne
  • Le bisabolol de la matricaire serait anti-inflammatoire et anti-ulcéreux
  • Le salograviolide A contenue dans la Centaurea ainetensis réduirait l’inflammation[7]

Certains lactones sesquiterpéniques auraient même des effets sur le cancer (notamment pour prévenir les métastases et induire la mort des cellules cancéreuses)[8]-[9]-[10].

Ce serait aussi grâce à ces substances que les végétaux amers seraient aussi intéressants au début du repas.

Pourquoi les Méditerranéens commencent leur repas avec une salade amère (ou un pastis)

Les populations méditerranéennes ont l’habitude de commencer le repas par une salade verte amère (pissenlit, mâche, cresson…)[11].

D’autres personnes préfèreront prendre en apéritif un pastis, une absinthe, un picon bière ou encore de l’alcool de gentiane.

Et ce n’est pas un hasard. Car l’amertume joue le rôle de « réveil » pour nos organes digestifs. Quand nos papilles gustatives la détectent, elles envoient un message à notre système digestif pour qu’il se prépare au repas[12] : cela nous ouvre l’appétit, nous nous mettons alors à sécréter de la salive et notre estomac produit des sucs gastriques[13].

L’amertume stimule aussi le foie, et lui permet de libérer de la bile pour faciliter la digestion et le drainage des toxines[14].

C’est pour cette raison que les cures détox sont souvent basées sur des aliments amers, comme le pissenlit, le radis noir, l’artichaut, les airelles…

N’hésitez donc pas à consommer régulièrement ces végétaux au début de vos repas, en particulier si vous souffrez de problèmes digestifs.

7 plantes amères pour favoriser votre transit

En cas de troubles intestinaux, vous pourrez également profiter des bienfaits de certaines plantes amères :

  • La chicorée: on connaît surtout la poudre brune qui ressemble au café. Moins connue, la racine séchée de chicorée active la fonction hépatobiliaire, augmente le flux biliaire et améliore le transit intestinal en cas de constipation. Elle contient aussi de l’inuline, un prébiotique qui nourrit notre microbiote[15].
  • La gentianeest la plante idéale à prendre avant un repas pour stimuler votre appétit et favoriser votre digestion : son amertume entraîne une sécrétion des sucs digestifs et tonifie l’estomac pour qu’il travaille efficacement[16] (prendre 30 gouttes de teinture des racines dans un doigt d’eau, 10 minutes avant les repas[17])
  • L’artichaut tonifie l’estomac, active la production des sucs digestifs et rééquilibre le flux biliaire. Utile en cas d’indigestion, de constipation chronique ou de ballonnement, l’artichaut est aussi reconnu pour protéger et nettoyer le foie (30 à 90 gouttes de teinture jusqu’à 3 fois par jour pendant maximum 20 jours, contre-indiqué en cas de lithiase)[18].
  • L’aigremoine, plus douce que ses consœurs, conviendra particulièrement aux personnes sensibles à l’amertume. Elle améliore en douceur la digestion, notamment cas de lenteur digestive ou d’insuffisance biliaire (en infusion, 30 à 50 g par litre d’eau, 3 tasses par jour)[19].
  • La fumeterre est une plante dépurative qui stimule l’évacuation des toxines au niveau du foie et des reins, elle est donc particulièrement adaptée à la détoxification (en infusion, une petite tasse 2 fois par jour)[20].
  • La sauge aide au bon fonctionnement du système digestif, notamment en cas de diarrhées. Il y a quelques siècles, il était courant de mâcher une feuille de sauge après un gros repas pour mieux digérer (en infusion, 20 g par litre, 3 tasses par jour après les repas pendant maximum 3 semaines, contre-indiqué chez la femme enceinte ou allaitante, en cas de terrain épileptique ou d’antécédent de cancer hormonodépendant)[21].
  • L’absinthe est l’une des plantes les plus puissantes pour la digestion. Elle agirait même sur les maladies inflammatoires de l’intestin (colite ulcéreuse, maladie de Crohn). Je vous reparlerai sans doute de son histoire fascinante dans une prochaine lettre (en gélule, 1 à 2 g par jour répartis en 2 ou 3 fois avant les repas, déconseillée chez les enfants et chez la femme enceinte ou allaitante)[22].

Comment faire aimer les choux de Bruxelles à vos enfants

Que faire si vous ne supportez vraiment pas l’amertume ?

Comme l’explique le biochimiste Richard Béliveau, directeur du laboratoire de médecine moléculaire de l’Hôpital Notre-Dame de Montréal, notre dégoût pour les aliments amers « peut être d’autant plus accentué que des variations interindividuelles génétiques rendent certaines personnes encore plus sensibles à l’amertume. Par exemple, on estime que 25 % des personnes possèdent une version modifiée de certains récepteurs de l’amertume (appelés TAS2R16) qui les rendent hypersensibles à cette saveur et les découragent de consommer des aliments amers. »

Autrement dit, si vous ne supportez pas l’amertume, c’est peut-être génétique.

Mais heureusement, malgré nos gènes « anti-amertume », nous pouvons apprendre à apprécier cette saveur.

Rappelez-vous la première fois que vous avez goûté au vin rouge, à la bière ou encore au café… Pour ma part, je me souviens que j’avais détesté. Je me demandais comment on pouvait aimer ces boissons.

Et peu à peu, notre palais se forme, et nous finissons par y prendre goût.

Pour apprécier l’amertume, nous devons simplement « entraîner » notre bouche en mangeant régulièrement des aliments amers.

Cela a d’ailleurs été démontré en 2018 par le Dr Cordelia Running, professeur à l’université Purdue (États-Unis) et spécialisée dans l’étude du goût[23].

Avec son équipe, elle a trouvé que nous pouvions exercer notre bouche à manger amer. Durant leur étude, 64 participants ont bu du lait d’amande chocolaté trois fois par jour pendant une semaine.

Ils en mesuraient l’amertume à chaque fois et des échantillons de salive étaient prélevés pour mesurer le taux de protéines fabriquées. Ils ont alors découvert que plus la salive est exposée à des aliments amers ou piquants, plus elle produit de protéines. Celles-ci se lient alors aux arômes et fait que la sensation d’amertume diminue avec le temps.

Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire si vous (ou votre enfant) n’aimez pas les choux de Bruxelles.

Amicalement,

Florent Cavaler

PS. Et vous, que pensez-vous des endives, des choux et plus généralement des aliments amers ? Font-ils partie de votre quotidien ? N’hésitez pas à me répondre en commentaire ci-dessous.





[1] Christian Grataloup, « L’amertume du goût sucré de la mondialisation », article paru dans l’ouvrage collectif Une histoire du monde global, Éditions Sciences Humaines 2012.

[2] Eric Müller, « Amer : le goût de la santé ? », Néo-nutrition, décembre 2018.

[3] Richard Béliveau, docteur en biochimie, « L’amertume, ça peut être bon pour la santé », Ressources santé, novembre 2010.

[4] Idem.

[5] F Roudot-Algaron, « Le goût des acides aminés, des peptides et des protéines : exemple de peptides sapides dans les hydrolysats de caséines », Le Lait, INRA Editions, 1996, 76 (4), pp.313-348.

[6] Idem.

[7] Al-Saghir J, Al-Ashi R, Salloum R, Saliba NA, Talhouk RS, Homaidan FR. Anti-inflammatory properties of Salograviolide A purified from Lebanese plant Centaurea ainetensis. BMC Complement Altern Med. 2009 Sep 23;9:36.

[8]Ghantous A, Gali-Muhtasib H, Vuorela H, Saliba NA, Darwiche N. What made sesquiterpene lactones reach cancer clinical trials? Drug Discov Today. 2010 Aug;15(15-16):668-78. doi: 10.1016/j.drudis.2010.06.002.

[9] Zhang S, Won YK, Ong CN, Shen HM. Anti-cancer potential of sesquiterpene lactones: bioactivity and molecular mechanisms. Curr Med Chem Anticancer Agents. 2005 May;5(3):239-49.

[10] Merfort I. Perspectives on sesquiterpene lactones in inflammation and cancer. Curr Drug Targets. 2011 Oct;12(11):1560-73.

[11] Alison Cullen, Le paradoxe méditerranéen, ou les bienfaits de l’amer, A. Vogel.

[12] Christophe Bernard, « Rallumez le feu de votre estomac », Plantes & Bien-Être N°52, septembre 2018.

[13] Jonathan Léger Raymond, « Les vertus de la saveur amère », Association Manger Santé Bio, octobre 2010.

[14] Idem.

[15] Jean-François Astier, « Ce qu’on ne vous dit pas sur la chicorée », Alternatif Bien-Être N°88, décembre 2013.

[16] Jean-François Astier, « Ce qu’on ne vous dit pas sur la gentiane », Alternatif Bien-Être N°86, octobre 2013.

[17] Christophe Bernard, « Apprivoisez le dragon qui vit dans votre tube digestif », Plantes & Bien-Être N°38, Juillet 2017.

[18] Sabine Couttier, « L’artichaut au cœur de votre digestion », Plantes & Bien-Être N°48, mai 2018.

[19] Nicolas Wirth, « L’aigremoine : efficace et tout en douceur », Alternatif Bien-Être N°107, Août 2015.

[20] Christophe Bernard, « Mon herboristerie ? Elle est sur mon balcon », Plantes & Bien-Être N°23, avril 2016.

[21] Nicolas Wirth, « La sauge, la plante qui sait parler aux femmes », Alternatif Bien-Être N°115, Avril 2016.

[22] Nicolas Wirth, « Ne dites pas que l’absinthe rend fou », Plantes & Bien-Être N°19, décembre 2015.

[23] Cordelia Running, « Flavor influences diet, but diet may also influence saliva, which in turn may influence flavor », présenté le 21.08.2018 au Congrès de l’American Chemical Society.

24 réponses à “Beurk… c’est amer !”

  1. RAU-ANICOT Sylvette dit :

    Bonjour et non « beurk », j’adore tout ce qui est réputé amer.
    Sensible du foie (ou de la vésicule biliaire ?) mon père m’a habitué à l’artichaut, à la tisane de Boldo et à l’eau de Vichy Célestins tiède, vendue alors (années 50) en pharmacie. Lors de ma première grossesse diabète gravidique, je ne mange plus sucré, mes repas s’arrêtent au fromage … mais je fais une cure d’oignons. Au moins un gros par repas que je digère parfaitement bien. Mon beau fils ne supporte pas son odeur ni en manger : ail oignon et poireau sont bannis de sa cuisine ainsi que toutes les épices … qui évoquent l’Asie ou le Maghreb. Qu’en pensez vous pour sa santé ? j’oubliais il est accro aux sucre et desserts …

  2. Cader sauhabah dit :

    Bonjour, intéressant toutes ces comestible amer j’adore je m’essaye d’en manger souvent; ils existe aussi d’autre légume amer je sait pas si vous avez déjà manger, le nom c’est du margose ou concombre amer d’un qui est très connu en asie et certaine pays afrique noir.
    Bien cordialement.

  3. Duplessy Françoise dit :

    Si je n’aime pas les choux de Bruxelles, j’aime en revanche beaucoup les autres sortes, crus ou cuits. Je consomme régulièrement des salades sauvages, pissenlit et chicorée entre autres. Je trouve que la mâche et l’endive ont maintenant perdu leur bonne saveur amère d’autrefois ! Quant à l’artichaut, petit violet cru ou gros vert cuit, je le trouve savoureux et plutôt doux, consommant même la tige.

  4. Nemorin dit :

    Bonjour, j’ai beaucoup apprécié votre lettre sur les aliments amers faisant partie de ces personnes qui disent beurk. Et pourtant je vis en Guyane ou les aliments amers comme momordica charantia et solanum macrocarpon, entre autres, sont partie integrante et FREQUENTE de la gastronomie. Je fais donc des efforts pour les consommer et votre lettre m’a conforté dans l’idee que ces efforts étaient utiles. Merci

  5. Marie-Jeanne Chauvet dit :

    Depuis que je me suis habituée à manger du chocolat à 100% de cacao (sans sucre, donc), l’amertume ne me gêne plus beaucoup !

  6. CHARLES LONCOUR dit :

    Pour les endives, il faut toujours enlever le cœur que ce soit pour manger froid ou chaud
    Quand aux choux de Bruxelles ils ne doivent pas être trop cuit (légèrement croquant) même après froid ils sont délicieux.
    Bien a vous

  7. NADINE NOEL dit :

    Merci pour cette excellente révision de mon cours de Pharmacothérapie que je dois travailler pour mon examen qui arrive à grand pas! Perso j’adore la gentiane artisanale (x degré) faite à partir de racines de la Gentiane
    jaune; mon époux aime le Campari, dommage qu’il soit trop édulcoré par le sucre et non Bio ! La nature nous apporte la joie de vivre ( convivialité) et santé !
    Bravo ! Nadine

  8. Nelly dit :

    Bonjour
    Merci pour votre lettre informative.
    Je mange presque tous les jours des aliments amers en salade: radis rouge, endives artichauts, rocket. Non seulement j’adore cela mais mes jeunes enfants ont appris aimer ces super aliments amers et maintenant se battent à table pour en avoir le plus.
    Je leur parle des bienfaits des aliments et même si au début ces aliments ont été rejetés, maintenant ils me réclame ma « super salade « 

  9. Christiane dit :

    Bonjour,
    Effectivement, apprécier l’amertume vient peu à peu. C’est ce que j’ai constaté avec le pissenlit. Pendant le confinement, je n’avais pas de salade. Par contre, mon jardin était envahi de pissenlits. Je m’y suis mise et j’ai mangé aussi bien les feuilles que les fleurs et les racines.
    Leur amertume ne me dérange plus du tout.

    Merci pour v os articles

  10. zamicel dit :

    Enfant,  je consommais régulièrement de la quinine. Oui,  ma famille vivait au Cameroun. À 18 ans (en France), un ami de la famille vient nous faire goûter son « bon café » dont il était fiers. Je n’en buvais jamais mais cette fois là je goûte une tasse, si parfumée que j’ai vite avalé un bol entier de café  d’affilée.  Je n’en buvais jamais avant.  (je passe sur l’étonnement réprobateur de notre ami et l’après midi que j’ai passé ). J’ai toujours aimé le schweppes et je raffole de la tisane d’absinthe (et du vin de quinquina).
    Aussi je pense que les expériences de l’enfance nous conditionnent pas mal.

  11. Laruelle Claudine dit :

    Les amandes amères sont les meilleures ! Elles ont un goût magnifique ! J’en avais goûtées qui venaient du Maroc mais à Bruxelles où peut-on les trouver ?

    Bien à vous,

    Claudine Laruelle

  12. Arlette MARTY dit :

    Toute petite je n’aimais pas le sucré mais l’acide du citron à la récré puis l’amer en grandissant (les endives sont hélas devenues douces désormais) j’apprécie le chocolat à 99 ou 100 % avec un café chicorée nature et suis convaincue des bienfaits de l’amertume sur l’organisme , de l’effet dépuratif des salades amères comme la chicorée maraîchère bien verte à toute petites feuilles :quel délice !J’ai réussi à faire aimer l’amer à mes enfant(s mais ai échoué auprès de mes petits enfants trop habitués des glucides des grandes surfaces.Faisons du prosélytisme….

  13. Plomteux dit :

    Merci beaucoup pour votre article très intéressant. Personellement j’aime les salades amères notamment des salades sauvages.
    Encore merci pour vos supers informations sur les plantes

  14. Christine P. dit :

    Personnellement, j’aime l’amertume. J’adore les choux de Bruxelles et la roquette est ma laitue préférée et j’aime bien les endives. J’apprécie aussi un vermouth (de style cinzanno) en apéro pour sa petite touche amère!

  15. Marc Tirel dit :

    Il y a quelques années un médecin a obtenu des guérisons de cancer avec du noyau d’abricot dans une clinique aux Etats -Unis. Le poison se porte en priorité sur les cellules cancéreuses qu’il attaque.
    Après avoir monté un dossier sur plusieurs années il a cherché à révéler la méthode. Un présentateur de télévision pourtant connu et qui avait suivi la chose a voulu en parler. On ne l’a pas autorisé. Il a quand même publié son témoignage sur internet. (Ceci de mémoire)

  16. Dr Georges MOUTON dit :

    Très bon article ! :-))

  17. Montaut Anne-Marie dit :

    J’adooore les aliments amères mais malheureusement , même en bio, les endives comme les artichaut que l’on trouve sur le marché sont de moins en moins amères. Il m’a été dit qu’ils font des greffes ou je ne sais quelle intervention pour obtenir des artichauts de plus en plus doux et répondre à la demande générale!
    Et oui , le monde est ainsi! J’ai trouvé plusieurs fois des endives très amères mais c’était chez un super primeur mais non-bio et c’étaient aussi les plus chères car rares comparées aux autres espèces vendues.
    Cordialement, merci pour vos lettres
    Anne-Marie

  18. Marchal martine dit :

    Oui ces aliments ont toute mon appreciation mais au bout du compte on a toujours besoin d un peu de sucre apres les avoir manges
    Merci a vous de nous informer

  19. BOMBAERTS dit :

    Bonjour,
    J’aime beaucoup l’amer autant que le sucré, gamine je mangeais un citron à la récréation en hiver.
    J’adore toutes les sortes de choux sauf le rouge que je ne digère pas ??
    Merci pour vos bons conseils

  20. Jean-Michel Cagnon dit :

    Concernant la gentiane, la Suze, apéritif bien connu, est-elle à recommander ou vaut-il mieux consommer cette plante sous des formes plus naturelles?

  21. Ducros dit :

    J’ai très vite aimé les endives, surtout en enlevant le cœur du pied. Aujourd’hui j’aime beaucoup d’amertumes et c’est vrai que je me sens bien après avoir mangé des produits amers.

  22. Jean-Louis Drouet dit :

    Bonjour ; merci pour ces informations et conseils . Personnellement , je ne trouve pas la mâche amère , elle est excellente en salade Lyonnaise ou avec des oeufs durs ; j’apprécie surtout quand elle est préparée en salade vinaigrée , quand il y en a trop , manger le reste le lendemain , la saveur est totalement différente et fond en bouche , chez nous on dit dans ce cas qu’elle est  » rouïe  » ( de même avec les endives ) . Pas de problèmes avec les choux de Bruxelles : je les fends pas tout à fait en 2 ( je pense qu’ainsi ça diminue légèrement l’amertume ) cuits à l’eau , avec une écumoire je les presse pour évacuer le maximum d’eau et après les déguste avec du beurre 1/2 sel mélangé qui fond avec la chaleur du choux et très légèrement poivré ( je n’aime pas les épices fortes , pour moi c’est bon quand je ne sent pas le picotement sur la langue ) il faut surtout bien mélanger .Les endives , je ne les mange jamais seules , toujours mélangées avec de la salade et ou avocat coupé en dés , avec hareng fumé doux ou maquereau ou rollmops ou oeufs durs ou jambon ou carottes râpées , ainsi l’amertume est diluée et relève le goût des autres ingrédients , avec une vinaigrette + ail frais coupé en petits morceaux et un peu de curcuma & ou avec câpres +& ou persil ,+ & ou ciboulette + & ou cornichons ( mais pas ceux du commerce : insipides uniquement ceux fait maison avec vinaigre de vin rouge + laurier et thym + 1 échalote ) ( en vinaigre je n’aime que celui au vin rouge ou balsamique ) et toujours avec de l’huile d’olive . Ce sont des recettes toutes simples , que l’on faisait traditionnellement à la campagne .Si cela peut vous aider , essayez et vous verrez , bon appétit

  23. Richard marie france dit :

    Amertume: endives: je les cuits à l eau puis égouttés , au beurre avec 3/4 gousses d ail, noix de muscade , poivre, et pour les caraméliser : un peu de sucre de canne brut et Parx un peu de crème soja cuisine; les enfants aiment! Pour les choux: à l eau , additionnée de bicarbonate de soude…(ôter l acidité) égoutter puis réchauffés dans oignon , eail(2g), noix muscade , poivre et y a ajouter dés de 2 pommes: Les choux de bxl: idem + châtaignes …

  24. Sylvie LE GAL dit :

    Bonjour,
    J´adore tout ce qui est amer et je n´aime pas ce qui est sucre, je ne mange jamais de sucre, ni de gateaux ou patisseries mais les legumes, les salades, les fruits amers j´en mange tous les jours (excusez le manque d´accents mais j´utilise un clavier allemand). J´aime aussi beaucoup ce qui est pimente.
    Bien cordialement.
    Sylvie LE GAL

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