Faut-il arrêter de manger bio ?

Chère lectrice, cher lecteur,

Mes deux dernières lettres sur la face cachée du bio ont soulevé beaucoup de questions.

La filière bio ne vaut-elle pas mieux que l’approche conventionnelle ? Ne serait-ce qu’un gros coup marketing ?

Mais ne baissez pas les bras. Tout n’est pas perdu.

D’abord le bio a de vrais avantages sur le conventionnel. Par rapport aux produits chimiques, c’est « moins pire » que le non-bio, car vous limitez tout de même votre exposition aux pesticides[1], dont on connaît aujourd’hui les effets néfastes sur notre santé, notamment sur :

  • Le cancer[2]
  • Les maladies cardiovasculaires[1]
  • Le diabète…[3]

Des études ont d’ailleurs prouvé que les personnes qui consomment bio sont en meilleure santé[4]. Le journal anglais Environmental Health, dans une étude de 2017, a même montré l’intérêt de cette alimentation pour lutter contre l’antibiorésistance, augmenter la mémoire au travail et le développement cognitif de l’enfant et même pour lutter contre les maladies chroniques[1].

Mais vous allez voir qu’il n’est pas toujours nécessaire de privilégier le bio.

Et surtout : plus important que de se fier au label, c’est le choix d’une alimentation sensée qui importe, que ce soit pour votre santé ou pour celle de l’environnement.

Parfois, il vaut mieux aller chercher vos légumes dans une petite ferme conventionnelle près de chez vous que des produits bios du supermarché.

Voici quelques conseils pour vous aider à adopter une alimentation plus raisonnée.

Fuyez les grosses marques biologiques

Comme on l’a vu, les grandes marques bio appartiennent souvent – directement ou indirectement – à l’industrie agroalimentaire. La qualité du produit passe alors après la rentabilité. Et c’est pareil pour le bio des supermarchés, qui est plus un argument marketing qu’un gage de qualité.

La plupart du temps, ces produits sont issus d’exploitations immenses installées dans des pays où la surveillance du bio est plus laxiste et où les travailleurs sont souvent (très) mal payés.

Mieux vaut donc se tourner vers les petites marques moins connues qu’on trouve dans certains magasins spécialisés.

Prenez votre cabas et allez au marché

Si possible, achetez directement chez le producteur ou au marché (ou dans les Amap[5]). Non seulement, vous connaîtrez la provenance de ce que vous achetez, mais vous payerez souvent moins cher qu’au supermarché (car vous évitez les intermédiaires).

Favorisez également les petites fermes plutôt que les gros producteurs, et vous aurez la certitude de manger des produits de saison.

Petits maraîchers, producteurs de miel de la région, vignerons locaux, éleveurs de chèvres… ce sont ces personnes qu’il faut favoriser.

Prenez le temps de discuter avec eux de leur mode de culture, de leurs principes, etc. Certains, même s’ils ne sont pas labellisés, font le choix de se passer de pesticides, ou de privilégier un élevage plus respectueux.

Et si vous n’avez pas d’agriculteurs ou de marché à proximité, sachez que certains producteurs proposent de livrer directement chez vous des paniers de légumes chaque semaine.

Sinon, privilégiez les magasins qui défendent une éthique et ont développé leur propre charte d’exigences en plus de celles imposées par le label européen (Biocoop par exemple).

Tournez-vous vers les labels alternatifs

Si vous voulez plus de garanties, tournez-vous vers d’autres labels plus exigeants comme Demeter, Nature & Progrès ou Bio Cohérence.

Nature & Progrès tout comme Demeter ne tolèrent, par exemple, aucune trace d’OGM, là où le label européen (et donc français) admet 0,9 % dans chacun de ses produits. Bio Cohérence est, quant à lui, très exigeant sur l’origine française et locale des produits, la saisonnalité et le travail équitable.

Choisissez des produits de saison

Manger des tomates en hiver est une aberration totale. Pour éviter le gaspillage d’énergie et vous régaler d’aliments qui ont vraiment du goût, rien ne vaut d’être attentifs à la saisonnalité :

  • Printemps / été : tomates, aubergines, courgettes, fraises, pêches…
  • Automne / hiver : courges, poireaux, betteraves, navets, choux, brocolis, raisin, pommes, poires, kiwis…

En cas de doute, renseignez-vous sur Internet. Évidemment, vous n’aurez pas ce problème si vous êtes en lien direct avec les producteurs ou si vous optez pour des labels respectueux des saisons.

Soyez attentifs à la provenance

Privilégiez les produits locaux. En France, les normes sont plus strictes que dans d’autres pays d’Europe et du monde. Vous limitez également la pollution due au transport des aliments.

Si vous voulez acheter français, c’est indiqué sur le logo Eurofeuille, juste sous la feuille, « FR-BIO-XX ». Lorsque 98 % des matières premières viennent d’ailleurs, cela se transforme en UE simple ou UE/Hors UE en cas d’importation mixte (mais le pays n’est pas spécifié).

Adaptez vos habitudes alimentaires

Les produits transformés bio sont souvent très chers, et rarement bons pour la santé. N’essayez pas de remplacer tous vos produits habituels par « leurs clones bio ».

Pour faire simple, posez-vous la question : indispensable, utile ou superflu ?

« Si l’on met de côté le superflu, que l’on évite les aliments transformés en privilégiant les aliments bruts que l’on cuisinera soi-même, si on diminue sa consommation de viande, volaille et poisson en y substituant des alternatives végétales moins onéreuses, alors oui, on peut maintenir son budget alimentation dans les clous », affirme Gilles Lartigot dans son livre EAT2, Chroniques d’une société toxique.

D’une manière générale, il est toujours préférable d’acheter des produits bruts et de cuisiner soi-même plutôt que d’acheter des produits « tout faits ».

Ne soyez pas un « extrémiste du bio » : les aliments que vous pouvez consommer en conventionnel

Certains fruits et légumes de l’agriculture conventionnelle sont peu contaminés par les pesticides. C’est le cas notamment de ceux à peaux dures ou qui poussent dans la terre. Il n’est donc pas toujours nécessaire d’acheter bio pour se protéger des polluants.

Privilégiez le bio pour ces végétaux (souvent très pollués par les pesticides) :

  • Fruits : raisins, clémentines/mandarines, cerises, pamplemousses, fraises, nectarines, oranges, pommes, abricots, citrons
  • Légumes : céleris, herbes fraîches, endives, laitues, poivrons, pommes de terre, haricots, pois, poireaux, carottes, tomates, concombres

Pas nécessaire de choisir le bio pour ces produits (peu de résidus de pesticides) :

  • Fruits : kiwis, prunes, framboises, groseilles, bananes, mangues, ananas
  • Légumes : asperges, betteraves, choux-fleurs, patates douces, oignons, potirons, brocolis, choux pommés, navets, artichauts, champignons, épinards, blettes, aubergines, radis, courgettes[6]

Pour votre santé, privilégiez toujours le bio pour les aliments suivants : œufs, céréales complètes (farine, pain, pâtes, riz…), produits laitiers (lait, yaourts, fromages…), légumes secs (pois, haricots, lentilles…), bœuf et poulet, huile d’olive.

Et surtout, n’oubliez pas de tenir compte du goût !

Si vous êtes un peu gourmet (comme moi), vous avez peut-être remarqué que les produits bio ne sont pas toujours meilleurs au goût. Je suis par exemple très déçu des mozzarellas que je trouve en magasin bio : elles sont toutes fades et caoutchouteuses.

Rien à voir avec la mozzarella crémeuse qu’on nous sert parfois en Italie.

Heureusement, j’ai trouvé au supermarché une mozzarella délicieuse. Elle est fabriquée à 60 kilomètres de chez moi avec du lait de buffles de la région. Elle n’est pas bio, mais je peux vous dire que niveau goût, c’est une autre histoire…

Dans ce cas-là, je n’hésite pas à délaisser les produits bio pour de plus savoureux. On ne mange pas seulement pour sa santé, mais aussi pour se faire plaisir, non ?

Voilà. Nous arrivons au terme de mon enquête sur le bio. J’espère que toutes ces révélations sur le bio ne vous auront pas trop démoralisés. Comme nous l’avons vu dans cette lettre, il ne tient qu’à nous de nous procurer des aliments sains et respectueux.

Mais cela demande un peu plus de travail que de simplement se fier à un label.

Il faut sortir de son supermarché, partir à la rencontre des producteurs de sa région, se renseigner, tester, goûter, etc.

Cela prend du temps, mais je pense que le jeu en vaut vraiment la chandelle.

Et si vous avez envie de compléter mes propos, si vous souhaitez ajouter d’autres informations sur le bio, n’hésitez pas à le faire en commentaire en cliquant ici.

Amicalement,

Florent Cavaler





[1]. Mie A, Anderson HR, Gunnarsson S, « Human health implications of organic food and organic agriculture : a comprehensive review », Environmental health, 2017 oct.

[2]. K.L. Bassil, « Cancer health effects of pesticides, Systematic review », Can Fam Physician, Oct. 2007/ Baudry J, and al., « The frequency of organic food consumption is inversely associated with cancer risk: results from the NutriNet‐Santé prospective Cohort », Internal Medicine, 22 octobre 2018

[3]. Montgomery MP, and al., « Incident diabetes and pesticide exposure among licensed pesticide applicators: Agricultural Health Study 1993 – 2003 », Amer J Epidemiol, 2008/

[4]. L. Muneret, and al. « Evidence that organic farming promotes pest control », Nature Sustainability, volume 1, pages 361-368, 2018/Smith-Spangler, and al., « Are Organic Foods Safer or Healthier Than Conventional Alternatives ? : A Systematic Review », Annals of Internal Medicine, Sept 4, 2012. Vol. 147/ Andersen HR, Gunnarsson S., « Human health implications of organic food and organic agriculture: a comprehensive review », Mie Environmental Health, 2017 Oct. / R. Mesnage, G.-E. Séralini, « Editorial: Toxicity of Pesticides on Health and Environment », Front Public Health, 2018

[5]. Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne

[6] « État des lieux des résidus de pesticides dans les fruits et légumes en France », édition 2018, Générations futures

46 réponses à “Faut-il arrêter de manger bio ?”

  1. CARRE ANNE dit :

    Bonjour

    J’ai malencontreusement perdu votre article sur la gastro-enterologie.
    Merci de bien vouloir me le renvoyer.
    Cordialement

  2. Kirmann Chantal dit :

    Moi je suis comme vous j’aime les bons produits. Je vais toutes les semaines au marché où j’ai trouvé un primeur qui cultive de bons légumes et fruits. Je cuisine tout ça depuis depuis cet été. Malheureusement j’ai perdu beaucoup de poids et je ne sais pas comment le récupérer (je fais moins de 40 kg)

  3. alejandro sandoval dit :

    hola, merci pour vos articles
    je vous écris depuis la colombie un pais ou le gens ont due faire la grevé pour pouvoir rester chez sois durant la pandémie et pour cause de la pauvreté (aide de l´etat: 110 euros pour un mois pour une famille)
    le sujet du bio pour nous est comme l´histoire de humanité, un truc pour de bourgeois en Europe
    nous nos terres sont contamines et on est tres heureux de pouvoir manger un peu de riz avec des pattes et des lentilles mais on peu pas questionner ni la qualité ni la quantité car c´est mémé pas produit ici et les traites de livre commerce sont faits pour acheter les restes de la production industrielle américaine au française o ?
    des beaux discours que lues ici font rêver bio¨on sais mémé pas s´que c´est

  4. annick dit :

    Bonjour,
    votre lettre est très intéressante. Néanmoins,quand vous dites de ne pas devenir un « extrémiste » du bio, je ne suis pas d’accord, la preuve avec les bananes que, selon vous, on peut consommer en conventionnel. Que faites-vous du chlordécone qui a empoisonné et continue à le faire, des centaines de travailleurs dans les bananeraies ? Et l’impact sur l’environnement ? Si, pour vous, consommer exclusivement bio c’est être extrémiste, alors, oui, je le suis. Question prix ? c’est une autre façon de consommer. Je n’achète que les produits de base et je cuisine. De cette façon, on peut s’en sortir. Certes, beaucoup de personnes n’ont pas les moyens, mais il faudrait aussi qu’elles changent leurs (mauvaises ) habitudes…
    Bien cordialement

  5. Stan Idelsen dit :

    Pas mal d’incohérences dans cet article (comme toujours malheureusement) : l’auteur a peu de connaissances scientifiques, c’est manifeste ! 1) acheter chez le fermier local c’est s’exposer à une main trop lourde en matière de pesticides ! 2) consommer du conventionnel = augmenter la probabilité d(ingérer des pesticides. 3) Conssommer bio = la diminuer car il y a toujours des resquilleurs 4) Les produits conventionnels ne sont pas QUE contaminés de lextérieur MAIS aussi PEU nourrissants car forcés ! 5) Oui les super-marchés vendent du bio « industriel » mais ce sont les MEMES organismes certificateurs qui les contrôlent !!! 6) Parler de « local » c’est a) oublier que les Matièrs Premières sont souvent d’ailleurs et b) c’est raciste et contre le développement de certains peuples du tiers-Monde ! Je suis un industriel du BIO depuis 15 ans et je connais toutes les arcannes et les arnaques et l’auteur a besoin d’aller suivre des cours de biologie et de chimie élémentaires pour arrêter d(écrire des absurdités!

    • Bernard F. dit :

      Cher Stan,
      Manger local, c’est raciste ??? Vous vous rendez compte de ce que vous dites ? C’est plutôt d’exploiter les populations pauvres pour permettre aux européens de manger exotique qui est raciste. Est-ce que vous pensez aux personnes qui passent 12 heures par jour dans les champs pour une bouchée de pain, qui produisent de la nourriture en excès pour nous alors qu’ils ont à peine de quoi se nourrir eux-mêmes? Du colonialisme, oui! Les « peuples du tiers-Monde », comme vous les appelez, se porteraient beaucoup mieux s’ils cultivaient leurs terres pour eux plutôt que pour nous. C’est votre discours qui est incohérent et absurde, pas celui de Mr Cavaler.

  6. Didier TANGUY dit :

    Je ne suis pas d’accord, la qualité et surtout la non toxicité et la non dégradation de l’environnement prime sur le goût.
    Le goût est une question d’éducation et ou d’habitude, et manger quelque chose que l’on trouve bon et savoureux mais que l’on sais très mauvais pour la santé n’est pas sérieux.
    Je suis le premier à trouver ça difficile, mais si vous mettez des commentaire comme : »on ne mange pas seulement pour ça santé, mais aussi pour se faire plaisir » et que cela sous entend choisir un produit bon à notre palais, à la place d’un produit bon pour nous et la planète, je ne suis pas d’accord.. Surtout dans un magasine santé, c’est à contre sens.
    Et pour le coup démoralisant car on si paire et on risque de se dire et zut, je lâche l’affaire et j’arrête de consommer responsable!
    Merci pour votre alerte sur le fait que l’on doit être vigilant sur le label Bio.

  7. lemarise dit :

    D’accord avec tout ce que vous venez de dire . Un bémol cependant .On se soucie toujours des résidus de pesticides qui atterrissent dans nos assiettes et très peu de ceux qui restent dans les sols après récolte et qui empoisonnent le vivant .

  8. DIEUMEGARD dit :

    «  »Pas nécessaire de choisir le bio pour ces produits (peu de résidus de pesticides) :

    Fruits : kiwis, prunes, framboises, groseilles, bananes, mangues, ananas
    Légumes : asperges, betteraves, choux-fleurs, patates douces, oignons, potirons, brocolis, choux pommés, navets, artichauts, champignons, épinards, blettes, aubergines, radis, courgettes[6] » »
    Comment comprendre qu’une récolte de ces fruits et plantes cultivés, récoltés sur un terrain pollué par les cultures précédentes seraient exemptes de pesticides, fongicides dont certains sont toujours présents dans le sol 10 ans après. De plus cité les champignons alors là !;; Certains critères ont du m’échapper. Quant aux choux navets, artichauts, si envahis par les pucerons, quels sont les traitements hors bio ? Je terminerai par les oignons, pour éviter la pousse d’adventices et une récolte automatisée… analysons les oignons.
    Je ne suis pas sûr que la majorité soit raisonnable sur l’utilisation des produits toxiques.

  9. JJM dit :

    Article intéressant mais la pomme de terre doit être
    impérativement bio alors qu’elle en partie protégée
    des pesticides par sa situation en terre ?????
    Contradiction !

  10. Claude dit :

    Je n’achète aucun produit issu du conventionnel. Le moindre achat revient à cautionner toute la chaine des empoisonneurs.

  11. Gislaine Chirico dit :

    Bonsoir.
    Je fais mes courses à la vie claire. C’est un supermarché avec ses propres marques. Est-ce bien par rapport à Biocoop?

    Merci salutations

  12. Plée Dominique dit :

    Bonjour
    Je suis assez étonné de voir épinards et courgettes dans les produits qu’on peut acheter « non bio » car je les pensais fortement traités

    Cordialement

  13. Beaudoin dit :

    Complètement d accord avec vous cela fait 30 ans que je vais au biocoop et je me porte très bien ainsi que les petites fermes produits sans pesticides merci

  14. SP09 dit :

    Bonjour,
    Merci pour cet article intéressant.
    « Lait de buffle »… lait de bufflonne, c’est plus cohérent, non ?!
    Quel régal, la mozzarella au lait de bufflonne !!

  15. Montier dit :

    Juste un petit rectificatif Les produits bio sont toujours bon Parfumé et plaisant au palais C’était le cas il y a une vingtaine d’années Parce que le bio industriel n’existait pas Chaque produit en plein champ sans arrosage sans bâche plastique les cultures sont toujours adaptés aux saisons Dans ma façon de travailler je rencontre un problème majeur Les animaux adorent venir manger chez moi Corneille pigeon lièvre chevreuil etc. Si les humains globalement n’ont plus la capacité à reconnaître les bonnes choses Pour les animaux ce n’est pas le cas Malheureusement cette façon de cultiver un train de disparaître Au profit des gros faiseur Pour moi le bio c’est d’abord bon Et de se fête excellent pour la santé Bien amicalement Dominique

  16. Jacques Hirszowski dit :

    Très étonné de vos propos en ce qui concerne les épinards! Peu concernés par les pesticides, vraiment?

  17. Chantal Poffé dit :

    Bonjour vous, vous savez que lavez et surtout laisser tremper les aliments dans de l’eau et du bicarbonates de soudes pendant une dizaines de minutes et vos pesticides et le reste envolé bien à vous

  18. Fontaine dit :

    Bonjour et merci pour votre article fort intéressant. Pour plus de transparence il faudrait juste que les producteurs donnent la liste des traitements sur les végétaux. Bio ou non bio.

  19. Rauzy Viviane dit :

    Je suis entièrement d’accord avec vous mais comment faire quand on vit avec une retraite de moins de 700€ par mois ? Le marché : trop cher, les petits producteurs, pareil, les magasins bio aussi, je me tourne vers le rayon bio de mon supermarché pour quelques produits !

  20. AMSELLEM Moria dit :

    Bravo pour votre chronique pleine de sincérité et de vérité.

  21. Normand Fournelle dit :

    Je n as i pas reçu mon crédit le retour de cucurmine

  22. Contassot Suzanne dit :

    Tout est dit. Il est vrai que les petits producteurs, même non bio sont très souvent plus respectueux de la nature. Et ils nous accueillent assez facilement chez eux. Bonne journée.

  23. ROUSSELOT dit :

    Merci infiniment pour vos trois lettres, toutes aussi pertinentes les unes que les autres, mais également des pus instructives.
    Encore un immense MERCI pour toutes ces informations fort utiles.

    Patricia

  24. claude jousse dit :

    Bonjour ,très interessant votre sélection ,j’aurai souhaiter connaitre ou vous situez l’avocat.
    Merci.

  25. Maryse dit :

    Vous citez les AMAP, mais il existe d’autres sources d’approvisionnement semblables comme »La Ruche qui dit oui », les Drive fermiers,
    L’inconvénient de l’AMAP, c’est l’engagement d’un abonnement à un panier (par semaine, par quinzaine) d’une valeur imposée, mais surtout, vous ne savez pas ce que vous trouverez dans le panier … vous devrez faire vos menus à partir du ânier et non l’inverse !
    La Ruche, tout comme le Drive fermier, vous n’avez rien d’imposé, pas d’abonnement, pas de minimum de commande, vous faites votre choix en ligne, en fonction de vos envies … et si une semaine vous n’avez pas envie d’acheter, comme vous n’êtes pas abonné, vous ne commanderiez … la semaine après on vous accueillera quand même avec le sourire ! et c’est local ; vous rencontrez les producteurs …

  26. Philippe PRACH dit :

    tout a fait d’accord avec vous. de plus je fait toujours pour que mon assiette ressemble a un tableau avec pleins de couleurs .J’ai de la chance dans mon secteur pas moins de cinq magasins de producteurs en bio ou non .merci pour votre lettre si petit a petit cela fait prendre une prise de conscience .ca sera bien pour les consomm’acteur et les producteurs.

  27. J .Janovicz dit :

    Bonjour,
    Ayant la chance de vivre à la campagne tout au long de l’annee nous consommons et cuisinons des produits de proximité, en vacances pour 3 jours nous avons eu la chance de cueillir quelques myrtilles , souhaitant faire une tarte nous n’avions pas d’autre choix que de passer en grande surface acheter un fond de tarte : le classique( ingrédients basiques ,beurre farine de blé …)
    Le BIO 1 ingrédient listé HUILE DE PALME
    Comment peut on prendre à ce point le consommateur pour un imbecile ???
    Voilà c’etait mon p’tit coup de gueule
    Cordialement

  28. DONATI MIREILLE dit :

    BONJOUR. POUVEZ VOUS INDIQUER LA
    PROVENANCE DE VOTRE MOZZARELLA BIO
    FRANÇAISE ? MERCI

  29. Sandra dit :

    Vous oubliez de dire que les fruits et légumes issus de l’agriculture conventionnelle perdent énormément de leur apport nutritionnel. Voir https://www.nouvelobs.com/rue89/rue89-planete/20150126.RUE7557/une-pomme-de-1950-equivaut-a-100-pommes-d-aujourd-hui.html
    (Les articles ne manquent pas à ce sujet). Sans parler des saveurs. Et vous ne dites pas que tout produits qui voyage (même en camion) subit une irradiation (la ionisation… miam) Voir le doc « Des aliments irradiés dans nos assiettes ». Puis les fongicides pour le stockage. Etc, etc. La liste des additifs interdits en bio vous protège également, tout comme l’interdiction d’arômes chimiques.
    Certes le bio n’est pas parfait, comme tout il faut être sélectif, mais sans être une intégriste du bio, je peux vous dire que « Y a pas photo »!

  30. CODRON Jacques ( dit :

    Bonjour, et désolé de ce qui va suivre:
    « mais vous payerez souvent moins cher qu’au supermarché (car vous évitez les intermédiaires). »
    Quand est-ce que vous allez arrêter de nous asséner des lieux communs de cette sorte!!! Je suis personnellement très attaché aux coûts….. mais n’ai jamais vu confirmé cette allégation: EN MOYENNE, les coûts DU MÊME PRODUIT sont toujours inférieurs en grande surface (qui de plus se fournissent de plus en plus localement pour les produits frais )
    On nous « bassine » avec cette antienne or, quand dans tous ces reportages télévisuels, lorsque la caméra fait un travelling sur les étals, avez vous déjà observé les étiquettes?!!!! Légumes, fruits, poissons ou viandes ?!!!!

  31. Tramontane dit :

    Bonjour,
    Tout d’abord merci pour toutes les précisions que vous avez apportées sur le Bio.
    Ca fait déjà plusieurs années que je prends mes légumes bio au marché, mais depuis la Covid je me fais livrer par un producteur bio et c’est très bien.
    Pour le reste je me sers en épicerie Bio.
    Ce qui me chagrine, c’est que je bois des boissons végétales, mais pas de soja, pourriez-vous me dire qu’elles sont les meilleures , sans OGM et autres.
    Encore merci.
    Cordialement
    Tramontane

  32. Annick dit :

    Très intéressant et enrichissant. Je tiendrai compte de vos conseils pour remplir mon panier de victuailles

  33. le bihan dit :

    Bonjour. Suite à votre lettre du 15/ je me suis faite une liste pour les courses, mais avec celle d’aujourd’hui il y a des incohérences. le 15/8 Légumes bio : « trop cher pour moi »
    Chère lectrice,
    Cher lecteur,
    Voici ce que m’écrit une fidèle lectrice :

    « Cher Eric, Je suis accro à vos lettres !!! Je mets en application tous vos conseils et je vois la différence. Mais je commence à me demander si la santé n’est pas réservée aux riches.Mon budget étant très serré, je ne peux pas me permettre d’acheter tous mes produits bio. Et je ne parle même pas des compléments alimentaires. Tout ça est trop cher pour moi.Si vous avez le moindre conseil à me donner, je suis preneuse !Merci de me lire,S. L. »

    Chère S.,

    Je reçois en permanence des messages comme le vôtre. Le coût d’une alimentation saine est un réel problème. Or pratiquement personne n’en parle.

    Mais le problème est plus vicieux qu’il n’y paraît.

    Le bio est aujourd’hui perçu comme exceptionnel, alors que le bio s’obtient précisément en cultivant normalement. C’est-à-dire :

    sans pesticides agressifs,
    sans engrais de haute performance,
    sans irradiation,
    sans additifs synthétiques,
    sans solvants industriels…
    Le bio, c’est le cycle naturel des choses, c’est la normalité.

    La vraie question n’est pas : « Pourquoi le bio coûte si cher ? »

    La question à se poser est : « Quelles techniques industrielles ont-ils inventées pour rendre la malbouffe si bon marché ? »

    Pour vous permettre de faire des économies dès aujourd’hui, j’ai préparé pour vous une liste des produits qu’il est inutile d’acheter bio.

    Produit bio ≠ produit innocent
    Première façon de ne pas dépenser son argent inutilement :

    Ne plus considérer qu’un produit bio est forcément bon pour la santé.

    Je dois avouer que je me suis souvent laissé séduire par l’emballage vert, et la mention « bio » (ou « organic » en anglais).

    Avouez-le : on a toujours plus de sympathie pour un produit dès qu’il est labélisé bio.

    Si vous ne l’avez pas déjà remarqué, sachez que les spécialistes du marketing l’ont bien compris. Ils se sont tous engouffrés dans la brèche ces dernières années.

    C’est ainsi que le label « bio » est devenu le prétexte pour vous vendre les pires cochonneries.

    Or, ça devrait être une évidence : même labélisés « bio », les sandwichs, les chips, les biscuits et les crèmes glacées seront toujours mauvais pour la santé.

    Règle de survie au supermarché
    Ma règle de survie au supermarché est de ne jamais acheter de produit transformé, même s’il porte le label « bio ». Pas de plats préparés, pas de sauces toutes prêtes, pas de soupes à réchauffer, pas de céréales du petit-déjeuner, etc.

    Cela représente déjà une économie non négligeable. En effet, ces préparations transformées bio sont habituellement vendues au prix fort.

    L’idéal serait d’acheter uniquement des aliments frais ou crus surgelés. Et de les acheter tous bio. Vous êtes ainsi en mesure de contrôler exactement ce que vous avalez.

    Mais pour beaucoup, acheter tous leurs fruits, légumes, viandes et poissons bio non transformés reste trop coûteux.

    Je ne parle pas seulement des familles nombreuses, des personnes qui perçoivent une petite retraite, et de celles qui sont en difficultés financières. Il y a aussi celles qui surveillent leur budget alimentation ou qui cherchent à mettre de l’argent de côté.

    Ces personnes seront intéressées par le fait que certains fruits et légumes bio ne valent pas la peine.

    Par exemple : certains fruits absorbent beaucoup les pesticides, d’autres les absorbent peu ou pas. Certains ne reçoivent pas de traitements pesticides en agriculture conventionnelle (non bio). Certains légumes ont besoin d’engrais chimiques, d’autres poussent très bien sans.

    C’est pourquoi, vous pouvez consommer certains produits non bio sans risque, tout en économisant votre argent.

    Voici la liste des produits que vous pouvez acheter non bio
    Les fruits et légumes suivants ne sont pas (ou peu) traités aux pesticides dans l’agriculture conventionnelle
    L’oignon
    L’ananas
    L’avocat
    L’asperge
    La mangue
    L’aubergine
    Le melon
    Le kiwi
    Le chou
    Le chou-fleur
    Le brocoli
    La pastèque
    Les patates douces
    La carotte
    Le pamplemousse
    Les champignons
    Les petits pois
    Le maïs (s’il n’est pas OGM)
    mais aujourd’hui les carottes et pamplemousse apparaissent en bio.
    Privilégiez le bio pour ces végétaux (souvent très pollués par les pesticides) :

    Fruits : raisins, clémentines/mandarines, cerises, pamplemousses, fraises, nectarines, oranges, pommes, abricots, citrons
    Légumes : céleris, herbes fraîches, endives, laitues, poivrons, pommes de terre, haricots, pois, poireaux, carottes, tomates, concombres
    Y a t il unes différence entre pois et petit pois le premier bio et le second non bio?
    Il devient très difficile de faire confiance à qui que se soit, même les labels sont un leurre, pauvre terre.
    Bonne journée

  34. Catherine dit :

    Tout simplement, Merci

  35. Antoine dit :

    Bien résumé sur le bio !!! À chacun sa vision ! Merci pour tous ces conseils. Antoine.

  36. Yamani dit :

    Je suis d’accord avec vos remarques sur le bio. Cela fait très longtemps que je privilégie le circuit court en étant attentive à ces petits producteurs respectueux de leur environnement et qui même s’ils ne font pas de bio aiment leur terre et veulent nous donner le meilleur. Est ce faire du bio industriel comme en Espagne à du sens, non certainement pas.

  37. LEFEVRE GERARD dit :

    Pas nécessaire de manger des bananes bio ….????

    Quand on sait que les sols de Martinique et de Guadeloupe sont condamnés pour des centaines d’années après les 300 tonnes de chlordecone déversée pendant 20 ans. Il s’agit d’un perturbateur endocrinien hautement cancérigène pour la prostate , et dont la commission Européenne a élevé le taux d’admissibilité à la consommation, comme d’ailleurs la plupart des autres fruits et légumes pour tous les autres pesticides.
    Vous parlez de résidus infimes de pesticides quand les taux d’admissibilité de la pollution augmentent régulièrement grâce à nos chers députés de la commission Européenne sous le joug du lobbying de l’industrie agro alimentaire.!!!
    Bien cordialement Docteur GERARD LEFEVRE
    Médecin Généraliste , Homéopathe, et naturopathe

  38. Monique l dit :

    Je suis extrémiste car je mange rarement autre chose que du bio. J’ai un magasin LA VIE CLAIRE à côté de chez moi. Cette chaîne a une charte assez rigoureuse mais je déplore que beaucoup de fruits et légumes proviennent de l’étranger (Espagne surtout et parfois Italie pour les kiwis et citrons et raisins). Que pensez vous de ces magasins La Vie Claire ?
    Cordialement.

  39. Machaira Nadia dit :

    Merci pour ces articles importants. Vous nous rassurez sur Biocoop, mais quel est votre avis sur Naturalia ? Les boutiques Naturalia poussent comme des champignons à Paris. Est-ce que leurs produits frais sont de bonne qualité ?

  40. EON dit :

    Je suis très étonnée que vous donniez les « bananes » comme fruits à acheter « non bio ». Il y a quelques années, lors d’un oragan qui a détruit des bananeraies, nous avons entendu parlé d’un certain pesticide utilisé à grande échelle dans ces plantationss (dont j’ai oublié le nom) et qui avait laissé la terre impropre à la culture ! Alors vrai ou faux ?

    • Isabona dit :

      Oui je me suis faite la même réflexion. Il s’agit du chlordécone imprégné notamment dans les sols de la Martinique et de la Guadeloupe qui ne peuvent pas ainsi se mettre à produire bio. Il faut au moins bannir cette provenance je pense.

  41. Dominique dit :

    Merci!
    J’ai tjrs cru que les aubergines étaient bourrées de traitements….

  42. Anne dit :

    Il est connu que les champignons ont un rôle de filtre et qu il faut les choisir dans un environnement sain car ils concentrent tout ce qui est toxique autour d eux

  43. Christine Jbiha dit :

    Je suis étonnée que vous disiez qu’il n’est pas nécessaire d’acheter les bananes bio sachant qu’elles sont traitées au chlordécone, DDT, gaz moutarde et j’en passe. Je trouve qu’il n’est pas raisonnable d’encourager une consommation qui intoxique à ce point les populations et la terre.

  44. Maflor dit :

    Merci pour cette excellent étude!
    Je complèterais par l’apport des graines germées que l’on peut acheter mais qui, selon mon expérience, ont perdu de leurs énergies. Il est très facile de les faire chez soi, moyennement une petite organisation.

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